Si le tennis féminin français vit des heures difficiles depuis le déclin d'Amélie Mauresmo et Nathalie Dechy, la disparition de Mary Pierce et les blessures à répétition
du plus grand espoir Tatiana Golovin, le bout du tunnel n'est peut-être finalement pas si loin.
Cette éclaircie visible au loin porte le nom d'Alizé. Si, comme prévu, aucune française ne sera présente en quart de finale du tournoi Olympique, les espoirs d'un titre olympique à Londres sont
largement justifiés. Opposée à la redoutable Serena Williams, grande prétendante à la petite médaille jaune, la révélation de l'année n'aura pas démérité. Malheureusement, cette phrase revient
souvent chez nos jeunes espoirs.
Dès le début de la
rencontre, Alizé se montre combative, puissante, intelligente, serreine... et la liste serait longue tant le jeu de la française témoignait de son bonheur de faire partie de la fête. La tricolore
met la pression dès les premiers échanges, n'hésitant pas à pousser à la faute son adversaire qui voit très vite la "petite jeune" s'envoler 5-1. L'Américaine reprend confiance alors que la
française commet ses premières fautes, mais ce changement de situation n'empêche pas Alizé Cornet d'empocher la première manche 6-3, sous les encouragements du public chinois, apperement pas
rancunier (Alizé ayant balayé la locale Shuaï Peng au tour précédent).
Serena Williams montre alors tout son
talent, d'abord mental puis physique. Elle trouve son rythme de croisière et accable son adversaire de coups gagnants, rendus possible par le meilleur service du circuit, avec seulement deux
doubles fautes sur l'ensemble du match. Cornet s'épuise et s'incline 3-6, le cauchemard se prolongeant même jusqu'à 0-2 dans le set décisif. Sans doute le break de trop.
Alizé Cornet montre les premiers signes de fatigue dans un match où chaque balle, chaque point compte. Mais cette dernière montre tout de même qu'elle détient le mental d'une grande championne,
n'hésitant pas à flurter avec les lignes et risquer la faute, jusqu'à la balle de match. Au bout du suspens, Serena Williams, plus fraiche, l'emporte 6-4 avec la certitude que cette nouvelle
victoire est un surcis avant une revenche. L'Américaine le sait. La française ira loin. Et celà commence dès New Haven la semaine prochaine. C'est finalement l'ex-numéro 1 mondiale qui
bénéficiera du tableau relativement dégagé, en commençant par Elena Dementieva.
Alizé Cornet : «J'ai fait un très bon match, a expliqué la Française.
C'était une grosse bataille. Je trouve que j'ai franchi un cap. Je n'étais pas loin du tout. Du fond de court, on a fait jeu égal. Ca fait dix jours qu'on est là et j'ai l'impression qu'on
est arrivé hier. C'est hyper dur de partir déjà. Je vais rester là un jour et j'espère aller voir d'autres disciplines. Je vais essayer de tout caser en 24 heures. J'ai New Haven qui commence
dimanche et à cause du décalage horaire il faut que je parte le plus vite possible, mais si ça ne tenait qu'à moi je serais restée jusqu'à la fin.» Réaction
lequipe.fr
Par StoneWat'
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Les joueuses qui
n'ont pu ou voulu se rendre aux Jeux Olympiques se donnent rendez-vous à Cincinnati. C'est le cas des françaises Marion Bartoli, tête de série numéro 1, Amélie Mauresmo, numéro 5, Camille Pin,
Nathalie Dechy, Olivia Sanchez et Stéphanie Cohen-Aloro.
Le tirage n'a pas épargné le camp tricolore dans la mesure où cinq sont dans la même partie de tableau dont quatre s'affrontent dès le premier tour.
Après plus d'un mois éloigné des courts, Amélie Mauresmo revient en douceur face à une Stéphanie Cohen-Aloro sans complexe. Tête de série numéro 5, la première s'impose 6-7 (5/7) / 7-6 (7/8) /
6-1. Après être passée tout près de sa première élimination au premier tour de l'année, l'ex-numéro 1 mondiale devra monter en puissanvce face à la dangereuse outsider Wickmayer.
Opposée à Olivia Sanchez, Nathalie Dechy s'impose sans difficulté 6-2 / 6-2 et aura l'occasion de frapper fort au second tour face à Katarina Srebotnik, numéro 4.
Déception en revanche pour Marion Bartoli, tête de série numéro
1. Opposée à Jamea Jackson, 388ème mondiale, la française a été contrainte à l'abandon alors qu'elle était enée 6-7 / 2-2 suite à d'importantes douleurs à l'abdomen qui l'avaient déjà gêné lors
de sa demi-finale à Montreal. Une véritable tuile pour celle qui retrouvait enfin son niveau après plusieurs mois de galère...
Dans l'autre partie de tableau, Camille Pin a infligé une véritable correction à la tête de série numéro 7 Ekaterina Makarova. La 78ème mondiale balaye la 57ème 6-2 / 6-0 et retrouvera au
prochain tour la dangereuse outsider Lisicki.
A noter également les qualifications de Vakulenko, Cetkovska, Kirilenko, Dubois et Petrova, numéro 2.
Par StoneWat'
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Pourquoi les françaises ne prouvent-elles que rarement leurs talents ? Pourquoi beaucoup d'entre elles quitteront définitivement les courts sans avoir montrer ne serait-ce qu'une
infimne partie de leur potentiel ? Des questions peuvent se poser mais le constat est bel et bien là.
Presque imbattable en fin d'année dernière, Virginie Razzano n'y arrive plus cette saison. Embettée par les pépins physiques qui auront, comme souvent, engendré une importante perte de confiance,
la française a perdu en début d'après-midi son deuxième tour dans le tournoi Olympique face à une joueuse qui ne l'avait jamais battu en trois confrontations : Kaïa Kanepi. Malgré un quart de
finale à Roland Garros cette saison et quelques coups d'éclats, l'Estonienne ne constituait pas un danger insurmontable pour Virginie, qui s'incline pourtant en deux manches 4-6 / 5-7. Un seul
mot : dommage. La tricolore avait quelque chose à faire dans cette partie de tableau, avec l'excellent niveau qui est le sien, mais qu'elle aura si peu montré.
Un tableau relativement dégagé, la "petite jeune" du groupe ne connait pas
celà. Déjà tombeuse de la redoutable Nicole Vaidisova au premier tour, Alizé Cornet devait gérer un second tour face à une locale, qui plus est une dangereuse outsider : Shuaï Peng. Dans une
ambiance très agitée, la française aura fait éclater au grand jour toutes ses qualités pour disposer de la chinoise, pourtant combattive, 6-2 / 6-2.
L'ultime chance française dans le tournoi dame devra se débarasser de Serena Williams en huitième de finale. Une
tâche difficile quand on sait que l'Américaine n'a perdu que très peu de jeux depuis le début
de la compétition. A Charleston, les deux joueuses s'étaient livrées à un rude combat, finalement perdu par la française. Cette fois-ci, le décors, la surface et l'évènnement change. Alizé Cornet
n'a pas peur de l'importance de l'évènnement, reste alors à savoir si elle saura déloger Serena Williams sur sa meilleure surface...
Alizé Cornet : "On a joué sur le Central qui était déjà bien rempli. Et ici, les spectateurs ne sont pas forcément habitués à voir du tennis. Dès
l'échauffement, quand je mettais la balle dans le filet, ils criaient déjà. Je me
suis dit : "Oh la la, ça va être compliqué !" Après, sur le premier point du match, ils se sont mis à applaudir ma première balle de service dans le filet. J'ai tout de suite compris qu'il
fallait que je reste bien dans ma bulle, bien concentrée. C'est ce que j'ai bien réussi à faire.
Je ne suis pas favorite sur ce match, mais justement, cela m'a toujours motivée de partir en outsider. Je vais donner mon maximum. Je risque encore de jouer sur un grand court. Cela me motive
encore un peu plus. Et puis, je suis déjà en huitièmes de finale, c'est quand même pas mal, l'objectif est rempli. Maintenant, je vais essayer de me faire plaisir, de la faire douter au maximum.
J'espère gagner quelques points, quelques jeux... voire quelques sets !". Réaction lequipe.fr
Serena Williams : "Elle a vraiment du talent. Elle joue bien et j'ai hâte de la rencontrer. Je n'ai pas joué contre elle depuis quelques temps et jamais
sur surface rapide. Ce ne sera pas un match facile mais j'aime les défis". Réaction eurosport.fr
En cas de défaite, il n'y aura plus aucun espoir de médaille chez les dames, puisque les deux joueuses ont manqué l'exploit face aux taïwannaises Yung-Jan et Chia-Jung, paire
tête de série numéro 3 en double dame. Les françaises s'inclinent 6-7 (2/7) / 7-6 (7/3) / 5-7 et peuvent nourrir de gros regrets.
Par StoneWat'
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Propulsée en
leader, Alizé Cornet entame avec difficulté son premier tour. La française peine à contrôler les grosses frappes de Nicole Vaidisova, récente quart de finaliste à Wimbledon, et s'incline 4-6 dans
la première manche. Seulement voilà, la tchèque est autant irrégulière que dangereuse. Alizé Cornet reprend donc confiance pour infliger un cruel 6-1 dans la seconde manche, puis l'emporter 6-4
le lendemain après l'interruption par la pluie. Au prochain tour, celle qui clame ne pas avoir peur du statut de leader sera opposée à Shuaï Peng, chinoise. Attention...
Alizé Cornet (F) : «Affronter Vaidisova, ce n'était
pas évident. Elle vient de faire un quart de finale à Wimbledon. Elle est assez irrégulière,
mais elle sort parfois des coups incroyables. Donc, il fallait vraiment restée constante jusqu'au bout. Je suis vraiment contente d'avoir passé ce premier tour. Une Chinoise en Chine... Je pense
que je vais un peu souffrir ! D'un autre côté, on risque de jouer sur un grand court. Le public sera sans doute entièrement contre moi, mais il faudra que je fasse abstraction. On sent que
l'on joue pour une équipe, pour un pays. C'est extrêmement motivant. Tout à l'heure, on a regardé la finale de Laure Manaudou. Et après, juste avant d'entrer sur le court, on a regardé la finale
du relais 4 X 100 messieurs, on a crié, on les a encouragés de toutes nos forces. A la fin, on était tous défaits ! Je suis entrée sur le court, en étant encore déçue qu'ils n'aient pas eu la
médaille d'or ! C'est aussi cela l'esprit olympique.» Interview lequipe.fr
Vient ensuite sur le court Pauline Parmentier. Opposée à la redoutable
Dominika Cibulkuva, récente lauréate de son premier titre, la française peine à entrer dans le match et voit les jeux défiler. En manque de confiance sur dur, elle s'incline 1-6 et voit même son
adversaire s'envoler vers la victoire : 1-3. Dans un ultime sursaut d'orgueil, Pauline montre enfin une partie de son talent pour revenir au score mais le début de partie aura fait la différence
sur le mental. Cibulkova s'impose 6-1 / 7-5. Pauline quitte le court en larmes. Les Jeux Olympiques 2008 sont terminés pour elle, étant forfait en double suite au forfait de Golovin.
Virginie Razzano devait donc assurer la
qualification d'une deuxième française pour le second tour. Et celle qui a vécu une saison en demi-teinte notamment à cause des petits pépins physiques puis moraux semble revenir au meilleur
niveau. Opposée à Eleni Daniliidou, la tricolore s'impose 6-3 / 6-3 malgré une petite frayeur où la grecque revient de 1-3 à 3-3. Elle retrouvera au prochain tour la surprenante Kaïa Kanepi,
tombeuse de Flavia Penneta, avant un éventuel choc face à la locale Na Li, tombeuse de Svletlana Kuznetsova dès le premier tour. Cette perf' n'a rien d'étonnant dans la mesure où, sans les
blessures, la chinoise compterait déjà parmis les meilleurs au classement...
Par StoneWat'
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C'est une équipe
dépossedée de ses leaders qui s'alignent à Pekin pour les Jeux Olympiques 2008. En l'absence d'Amélie Mauresmo, Mary Pierce, et Marion Bartoli, dont les forfaits ont donné naissance à des
critiques, soit de la décision elle-même, soit du comportement de la Fédération Française de Fed Cup.
Toujours en marge, Marion Bartoli n'a en effet pas voulu faire le déplacement épuisant en Chine, qui plus est sans son père et entraineur, comme l'ordonne le fonctionnement de l'équipe de
France.
Non alignée en simple à cause du classement protégé de Mary Pierce, Amélie Mauresmo ne voulait pas attendre une décision trop tardive de sa compatriote et décidait donc de renoncer à ce qui
constituait sans doute ses derniers JO, non sans amertume vis à vis du comportement de la FFT sur l'attention à offrir au retour très peu probable de Pierce.
Pauline Parmentier, récente victorieuse à Bad Gastein, bénéficiait alors de ces alléas et rejoignait ainsi Alizé Cornet, Virginie Razzano et... Tatiana Golovin ? Celle qui n'a
presque pas joué depuis le début d'année, d'abord à cause d'une opération d'un kyste et de l'appeindicite puis d'une douleur récurrente au dos, prenait finalement la décision quelques jours avant
le tournoi Olympique de faire le déplacement, bien poussée par Georges Goven, capitaine.
Seulement voilà, si le niveau revenait peu à peu, la douleur redevenait plus vive au fil des entrainements. La décision tombait. Tatiana Golovin ne jouera pas les Jeux Olympiques, on peut même
dire qu'un retour en 2008 semble plus qu'improbable.
Celle qui aurait pu être remplacée par Aravane Rezaï se préparait donc à quitter la capitale chinoise, sans avoir jouer le moindre match, et une équipe de France réduite à trois joueuses.
Par StoneWat'
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