Vendredi 19 septembre 2008
Exit les françaises. Tokyo ne porte pas chance au camp tricolore qui disparaît dès le second tour avec les défaites de Marion Bartoli, Alizé Cornet et Virginie Razzano.
Avec à peine plus de 30% de points remportés derrière son engagement, Alizé Cornet a été méconnaissable face à Elena Dementieva. La russe, qui n'a perdu qu'une seule fois avant les quarts de
finale d'un tournoi depuis l'Open d'Australie, s'impose sans trembler 6-0 / 6-3. Au tour suivant, la belle Elena se fait surprendre par une joueuse en forme en ce moment, Katarina Srebotnik, qui,
sans bruit, est en train de réaliser sa meilleure saison. Victorieuse 6-3 / 6-4, la récente huitième de finaliste à l'US Open retrouvera en demi-finale Sveltlana Kuznetsova,
tombeuse de Jelena Jankovic 2-6 / 7-5 / 7-5.
Virginie Razzano n'arrive quant à elle toujours pas à sortir la tête de l'eau. A un an de son sacre à Guangzhou, la française enchaine les défaites, cette fois-ci face à Kaïa Kanepi 6-4 / 6-2.
L'estonienne l'avait déjà battu aux JO, mais en trois manches. Kanepi s'incline ensuite en trois manches face à Dinara Safina, qui retrouvera en demi-finale Nadia Petrova, qui a retrouvé des
couleurs avec sa victoire sur Agnieska Radwansa.
La polonaise avait écarté au tour précédent Marion Bartoli 6-2 / 6-3. Si son père clame que sa fille n'a jamais aussi bien joué, il semblerait que la réalité en soit tout autre, ou que son
meilleur niveau soit encore trop bas pour espérer inquiéter les membres du Top 10.
Si tout va mal à Tokyo, Camille Pin peut
encore espérer succéder à sa compatriote Virginie Razzano au palmares de Guangzhou. La tricolore a rallier les demi-finales en disposant d'Arantxa Rus, 233ème mondiale mais tombeuse de Gisela
Dulko au tour précédent, 6-3 / 6-3. Elle peut largement espérer une première finale dans un tournoi WTA mais devra avant se défaite de la dangereuse Shuai Peng, tête de série numéro 4.
Par StoneWat'
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Quelques mois après l'épisode 3 et la retraite de la numéro 1 mondiale
incontestée en 2007 et bien plus encore, JP revient avec un tout dernier épisode. Le circuit peut désormais passer à autre chose, sans jamais oublier le petit génie nommé Justine.
2007 débute par une nouvelle épreuve pour Justine, son divorce. En grande Championne, elle en sort
renforcée et remporte les tournois de Dubaï et Doha face à Amélie Mauresmo et Svetlana Kuznetsova. A Miami, il faut une Serena Williams revenue de nul part pour stopper cette série victorieuse.
Sur terre, Justine s’impose à Varsovie et une nouvelle fois à Roland
Garros face à la jeune Ana Ivanovic, pour la quatrième fois SVP.
Il ne lui manque alors qu’un trophée :
celui de Wimbledon. Mais une surprenante Marion Bartoli l’en privera encore en
2007. Il
s’agit là de sa dernière défaite de l’année. En effet, Justine enchaîne alors une impressionnante et étourdissante série de succès à Toronto, à
l’US Open (sans perdre le moindre set), à Filderstadt, à Zurich et aux Masters, où elle remporte le plus long
match de sa carrière face à Maria Sharapova !
L’année 2008 débute avec un titre à Sydney, puis une défaite en quart
de finale face à Maria Sharapova, à Melbourne. Comme un symbole, Justine revient en Belgique et remporte comme à
ses débuts le tournoi d’Anvers. Ce sera le dernier titre de sa carrière !
La boucle est bouclée. Une dernière défaite
à Berlin face à Dinara Safina et Justine, « la numéro 1 », s’en va au sommet.
Merci Juju.
De Melbourne à Paris, de New York à Londres en passant par Rome ou
Tokyo, ton nom résonne et résonnera encore et toujours dans l’histoire du tennis féminin :
« Jeu, Set et Match Madame HENIN »
!
Par StoneWat'
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Depuis sa dégringolade au classement, un élément montrait qu'Amélie Mauresmo restait une valeur sure du tennis fémin français : elle ne perdait jamais au premier tour. C'est désormais
chose faite, mais il ne faut cependant pas prendre cette défaite comme un retour à la case départ pour la française, auteur d'une tournée américaine encourageante.
Arrivée à Tokyo sans son entraineur ni-même son préparateur physique, Amélie Mauresmo commence de la meilleur des manières son match, ne partant pourtant pas favorite face à Dominika Cibulkova,
21ème. 23ème et titulaire d'une Wild Card, la française enchaine les points, se montre efficace au service et dynamique sur le court. Une première manche remportée 6-0 annonce le meilleur. Mais
peu à peu, son service se dérègle de nouveau. Les doubles fautes se multiplient (12 sur l'ensemble de la rencontre contre 8 aces) et c'est cette fois-ci la slovaque qui s'envole au score et peut
désormais y croire.
Un rééquilibrage s'opère alors. Les deux joueuses se rendent coup pour coup, sans briller. Après des breaks mutuels, Amélie Mauresmo est la première à se procurer trois balles de match à 5-4,
parfaitement gérées par son adversaire du jour. La française se déttache alors 4/1 dans le tie break puis se procure une quatrième et dernière balle de match à 7/6. Encore ratée. Cibulkova
l'emporte finalement 10/8 au terme d'un match à rebondissement.
Direction Pekin pour la tricolore pour un tournoi de tier2, faute d'avoir disputé les Jeux Olympiques. L'heure du bilan aura alors sonné pour Amélie Mauresmo qui, il y a un an, revenait d'une
période de réfléxion sur l'avenir de sa carrière.
Amélie Mauresmo : "Si seulement je pouvais rejouer cette dernière balle de match. Sur les autres, elle a très bien joué le coup.
C'est vraiment frustrant de perdre après avoir joué des balles de match. L'année dernière, je me suis posée
beaucoup de questions. Mais pas cette année bizarrement. Pourquoi je continue ? Parce que j'aime tout cela. J'ai l'impression d'avoir encore des choses à accomplir. Je veux encore évoluer. C'est
un défi."
Pas de problème en revanche pour Alizé Cornet et Marion Bartoli qui
s'imposent 4-6 / 6-3 / 6-3 face à Aleksandra Wozniack et 6-2 / 6-2 face à Maria Kirilenko. Les deux joueuses, qui se disputent toujours la place de numéro 1 française de la saison, seront toutes
deux condamnées à l'exploit, respectivement face à Elena Dementieva et Agnieska Radwanska.
Tenante du titre à Canton, Virginie Razzano a préféré cette année s'aligner à Tokyo et remporte son premier match 6-3 / 6-2 face à Aï Sugiyma. Une victoire très encourageante pour Virginie qui
peine à reprendre confiance, dans une période ou elle a beaucoup de point à défendre. La française retrouvera au prochain tour Kaïa Kanepi, tombeuse surprise de Chakvetadze, pour une revanche des
Jeux Olympiques de Pekin. C'est déjà fini en revanche pour Aravane Rezaï. Solide pendant les qualifications, la jeune tricolore n'a rien pu faire face à Nadia Petrova qui s'impose 7-5 / 6-2.
Du côté de Canton en Chine, Pauline Parmentier passe le modeste obstacle Xiyun Han, 263ème mondiale, non sans avoir bataillé 6-1 / 7-5. Elle devrait retrouver au prochain tour Tamira Paszek,
finaliste à Bali la semaine dernière.
Qualification également de Camille Pin qui devait au départ défier la tête de série numéro 2 Patty Schnyder mais celle-ci a préféré renoncer après sa victoire à Bali la semaine dernière. La
française a finalement été la première adversaire sur le circuit de la jeune Yan-Chong Chen, 364ème mondiale, et s'impose sans surprise 6-2 / 6-3. Un match piège attend Camille au prochain tour,
face à la russe Kudriavtseva.
Par StoneWat'
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Suite au départ de Justine Henin, une nouvelle ère pouvait voir le jour, celle de la nouvelle génération. Ce jour n'est apperement pas prêt d'arriver avec le retour au premier plan de
Serena Williams, incontestable numéro 1 mondiale durant 52 semaines consécutives en 2002 et 2003. Celle qui supportait mal la supériorité de la belge l'an passé à remporter le match qu'il fallait
remporter. Cette victoire lui permet de déccrocher son 9ème titre majeur et de devenir la première numéro 1 mondiale avec une avance confortable depuis la retraite de sa rivale en Mai
dernier.
Face à elle et pour les mêmes enjeux, Jelena Jankovic jouait à 100% sa première finale en Grand Chelem. A égalité dans leur face à face avec trois victoires de part et d'autre, les deux joueuses
se rendent coups pour coups mais l'Américaine, soutenue par son public, se montre plus entreprenante. Ses 39 fautes directes sont ainsi effacées par 44 coups gagnants et une solidité de
plomb.
Cependant, la Serbe se bat et, malgré la perte du premier set 4-6, sauve deux balles de break à 2-3 dans la manche suivante et se déttache 5-3. On pense alors que le double enjeu va se
jouer dans une troisième manche décisive. Un régal pour le public.
Mais il n'en a
finalement rien été. Sur sa sixième balle de break, Serena Williams revient à 5-5 pour ensuite repasser en tête. Ratrappée par le, ou plutôt les enjeux, Jelena Jankovic craque au mauvais moment :
double faute sur une occasion de revenir à 6-6. L'Américaine remporte alors un des matchs les plus importants de sa carrière sur sa deuxième balle de match. Le court Arthur Ashe explose. Le
circuit a une nouvelle meneuse. Mais pour combien de temps ?
Serena Williams : "Je suis si heureuse, je ne pensais pas à la place de N.1, c'est vraiment du bonus". Etrange de la part d'une joueuse qui, juste
avant, affirmait que tôt ou tard, la première place lui reviendrait.
Jelena Jankovic : "déçue de cette défaite, évidemment. Mais je suis très fière d'être arrivée en finale d'un Grand Chelem après une saison pleine de
blessures. Serena était une meilleure joueuse ce soir, elle était trop forte pour moi."
Par StoneWat'
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Serena Williams et Jelena Jankovic sont parvenues à tenir leurs rangs face aux redoutables russes Dinara Safina et Elena Dementieva. Les deux joueuses se
disputeront le titre à l'US Open mais également une place de numéro 1 mondiale confortable.
L'Américaine a survolé sa demi-finale, qui l'opposait pourtant à Dinara Safina, la joueuse à craindre depuis Berlin en Mai dernier où elle avait mis Justine Henin à la retraite. Breakée d'entrée,
la locale recolle à 2-2 pour s'envoler vers une victoire certaine, tant la réussite était de son côté. Trop en force, Safina s'incline logiquement 3-6 / 2-6 notamment à cause des passings à
répétition de la cadette des soeurs Williams.
Annonçant avec une certaine arrogance que la première place mondiale finirait par lui revenir, Serena Williams peut jubiler. Elle jouera non seulement sa 12ème finale en Grand Chelem, sa 4ème à
Flushing Meadows, mais également une première place mondiale plus confortable que celle d'Ana Ivanovic, ou encore récemment Jelena Jankovic.
Celle qui fut en Août la première
joueuse de l'histoire à goutter aux joueuses du leadership sans avoir jouer la moindre finale en Grand Chelem peut encore espérer retrouver le premier rôle, et cette fois-ci pour plus
longtemps. Jelena Jankovic, numéro 2, a en effet réaliser l'exploit de battre la joueuse en forme du moment, Elena Dementieva. Médaillée d'or à Pekin, la russe s'est emmêlée les pinceaux au
service et a multiplié les fautes directes. Une rechute causée par l'insolence de la Serbe qui rattrape tout sur le court et s /'impose 6-4
Elena Dementieva : "Contre elle, vous devez vous battre sur chaque point. Contre beaucoup de joueuses, deux à trois coups suffisent, mais contre elle, il
en faut 6 ou 7, parfois plus"
Jelena Jankovic : "C'était difficile. Elena est une super joueuse, elle m'a fait courir partout mais je me suis battue pour défendre toutes les balles que
je pouvais. Je suis vraiment très heureuse".
Serena Williams est prévenue. Jelena Jankovic ne sera pas là pour faire de la figuration mais bien pour remporter son premier titre du Grand Chelem.
Par StoneWat'
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